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Un cours sur la bonne façon de tuer un poisson

Un cours sur la bonne façon de tuer un poisson

On le sait, en Suisse, la remise à l'eau des poissons pêchés est interdite. Et, depuis janvier, une connaissance pratique sur la manière de tuer ses prises est exigée pour l’obtention du brevet de pêche.

D’abord asséner deux ou trois coups de matraque sur le sommet du crâne, puis égorger. C’est la marche à suivre pour abréger les souffrances d’un poisson qu’on vient de pêcher. L’assommoir, qui fait partie de l’équipement de tout bon pêcheur, ne fait qu’étourdir l’animal, il ne le tue pas. "Pour cela, il faut le saigner en enfonçant un couteau dans les branchies et en coupant jusque sous la gorge. Cela sectionne le canal branchial, l’artère qui relie le cœur et le cerveau", explique Maxime Prevedello, président de l’Association genevoise des sociétés de pêche (AGSP), en joignant le geste à la parole.
La truite fario à laquelle il fait subir ce traitement ne bronche pas. Et pour cause : elle est en silicone. "C’est un leurre pour la pêche au brochet, dont j’ai retiré le hameçon. Il a la taille et la souplesse d’une vraie truite."

Nouvelle exigence légale

Depuis le début de l’année, la législation fédérale exige que chaque candidat au brevet suisse du pêcheur sportif sache exécuter correctement ces gestes. Les cours obligatoires pour le brevet incluent donc désormais une partie pratique. Contrairement à leurs homologues d’autres cantons, les formateurs genevois ont opté pour de faux poissons. "Les cantons qui utilisent des poissons vivants font cela dans des piscicultures, mais à Genève, les cours ont lieu à Uni Mail, souligne Maxime Prevedello. Et puis, il faudrait demander une autorisation de l’Office vétérinaire fédéral pour chaque cours, car cela s’apparente à des expériences sur des animaux."

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Dernière modification lejeudi, 21 mai 2015 10:02

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