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On ne badine pas avec les espèces invasives

La renouée du Japon est une véritable passe-muraille et provoque des dégâts majeurs.
La renouée du Japon est une véritable passe-muraille et provoque des dégâts majeurs. © DR

Un article paru dans le Daily Telegraph, outre-Manche, révèle que les autorités ont désormais le pouvoir d'éradiquer toutes les espèces invasives, même sans l'accord du propriétaire des lieux. Ces derniers ne pourront désormais plus s'opposer au passage des agents de l'Environment Agency (l'agence de l'environnement, qui gère entre autres la vente des cartes de pêche en Grande-Bretagne) lorsque ceux-ci auront détecté la présence d'espèces invasives, comme la renouée du Japon, par exemple.
Selon la nouvelle loi, ces agents pourront s'inviter dans les jardins et les terrains privés, sans autorisation, pour éradiquer les plantes et les animaux qui "constituent une menace pour l'environnement". Les propriétaires se sont vus privés de leur droit de refuser l'accès aux agents après que des avocats ont argué qu'une telle mesure était "nécessaire pour protéger la campagne britannique." Et les contrevenants seront passibles d'une condamnation au pénal.
Selon l'Environment Agency, environ 15% des plantes et animaux ayant été introduits dans le pays sont dangereux pour l'environnement.
Parmi eux, la renouée du Japon, que l'on trouve dans de nombreux jardins et à proximité des rivières, ou les perruches (qui sont nombreuses en Essonne, notamment—Ndlr), qui provoquent des dégâts importants et font fuir les espèces indigènes. L'érismature rousse, une espèce de canard originaire d'Amérique du Nord, est également concernée, tout comme la crassule, une plante aquatique ornementale, ou encore les moules zébrées.
Petite compensation, toutefois, pour les propriétaires : ils pourront faire appel aux tribunaux pour obtenir des dommages-intérêts pour réparer les éventuels dégâts causés par les nécessaires travaux d'éradication.

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