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L'environnement se dégrade en Europe

L'environnement se dégrade en Europe

Biodiversité en déclin, écosystèmes dégradés, sols et ressources naturelles sous pression, milieux aquatiques souillés, pollution atmosphérique alarmante, déchets mal recyclés... C'est un tableau plus noir que vert que dresse le rapport 2015 de l'Agence européenne pour l'environnement (AEE), rendu public au début du mois de mars.
Cette synthèse de quelque 200 pages couvre une zone géographique de trente-neuf pays. Les cinq années écoulées depuis la publication du dernier rapport, en 2010, permettent de mesurer les progrès accomplis dans certains domaines, comme la qualité de l'air et de l'eau ou la réduction des émissions de gaz à effet de serre. "La mise en œuvre des politiques environnementales et climatiques a été dans l'ensemble bénéfique au fonctionnement des écosystèmes en Europe ainsi qu'à la qualité de vie et la santé de ses citoyens", souligne le document.
Mais dans beaucoup de secteurs, la tendance récente est au contraire "à la détérioration" : c'est le cas pour la biodiversité des milieux continentaux et aquatiques et celle du milieu marin, l'utilisation des terres, l'impact du changement climatique sur les écosystèmes, ainsi que pour les risques sanitaires liés au changement climatique et aux substances chimiques. Or, l'étude, dont l'intérêt est aussi d'établir des projections à moyen terme, annonce qu'au-delà des deux prochaines décennies, la situation devrait continuer à se dégrader pour la biodiversité, les sols, les écosystèmes ou les risques sanitaires.

Qualité des milieux aquatiques
La biodiversité des milieux continentaux et aquatiques continue de s'affaiblir, principalement en raison des pressions exercées par les activités humaines : modification ou dégradation des habitats naturels par l'étalement urbain, intensification de l'agriculture ou gestion intensive des forêts ; surexploitation des ressources naturelles ; implantation d'espèces exotiques envahissantes ; impact croissant du réchauffement climatique...
L'état des écosystèmes aquatiques s'est amélioré, mais l'objectif de la directive-cadre visant à ce que toutes les eaux, de surface comme souterraines, atteignent "un bon état écologique" en 2015 est loin d'être atteint. Seules la moitié d'entre elles satisfont à ce critère. De façon générale, les rivières sont dans un état plus dégradé que les lacs ou les eaux côtières. La situation est la plus préoccupante pour les eaux de surface des régions d'Europe centrale et du nord-ouest de l'Europe qui pratiquent une agriculture intensive et présentent une forte densité de population.
L'agriculture reste une source de pollution massive, par ruissellement des engrais qui se retrouvent aussi bien dans les eaux de surface (plus de 40% des rivières sont affectées) que dans les nappes souterraines (dont 25% souffrent de la présence de nitrates). Cet apport excessif de nutriments, qui provoque un phénomène d'eutrophisation, entraîne la prolifération d'algues et l'apparition de zones mortes privées d'oxygène. A la pollution agricole s'ajoute celle des installations industrielles, qui touche entre 20% et 25% des rivières et des eaux côtières.

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