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Les poissons

Les poissons (18)

Tout savoir sur les poissons présents dans l'Yvette.

Portrait de pêcheur : Bob Nudd

nudd 2Né en 1944 en Angleterre, Bob Nudd est le premier pêcheur britannique à avoir gagné quatre fois le championnat du monde de pêche au coup : 1990 (Yougoslavie), 1991 (Hongrie), 1994 (Angleterre) et 1999 (Espagne).
Nudd a représenté l'Angleterre au niveau international pendant plus de 24 ans et pendant ce temps, il était reconnu comme étant le meilleur pêcheur au monde. En 1991, il est élu meilleur sportif de l'année par la BBC, mais le titre lui fut retiré en raison d'une campagne en sa faveur dans l'hebdomadaire spécialisé Angling Times. En revanche, il a été décoré de l'ordre de mérite de l'empire britannique (MBE) pour services rendus au monde de la pêche.
Bob Nudd vit dans le Cambridgeshire, en Angleterre, et écrit régulièrement dans la presse halieutique outre-Manche. Il a également animé une émission de télévision en 2009. Il est toujours considéré comme étant l'un des meilleurs pêcheurs au coup de la nation.

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La Brème

Brème est un nom vernaculaire féminin, ambigu en français, car il peut désigner différentes espèces de poissons d'eau douce, au corps hauts et peu épais, appartenant tous à la famille des Cyprinidés. En français, il fait en premier lieu référence à la Brème commune (Abramis brama). Ce nom est aussi à la base de plusieurs noms normalisés ou de noms vulgaires créés pour la nomenclature scientifique en français.
Les caractéristiques générales des brèmes sont celles des Cyprinidae, avec des nuances pour chaque espèce.
On note : Brème argentée, Brème bordelière, Brème blanche, Brème commune, Brème du Danube, Brème franche, Brème de Russie, Brème sapa, Grande brème.
La Brème commune a la forme caractéristique d'un plateau plat bronze plutôt qu'argenté (alors que la Brème bordelière est plus argentée). Sa bouche est protractile (ce qui la différencie de la brème bordelière). Elle mesure de 30 à 50 cm pour un poids de 2 à 4 kg, sa couleur est vert bronze, avec des flancs gris et un ventre blanc.
Ce poisson a une durée de vie moyenne de 20 à 25 ans.
C'est un poisson grégaire (qui vit en groupe) et qui comme la carpe peut jouer un rôle dans le mélange des couches d'eau et la remise en suspension de particules du sédiment ; en fouillant la vase, les brèmes remettent en suspension des particules, provoquant une augmentation de la turbidité.
Ce benthivore se nourrit principalement en filtrant efficacement les sédiments qu'il met en suspension ; grâce à la structure de son filtre branchial.
Il semble relativement opportuniste, se nourrissant de petits mollusques, larves d'insectes, vers, et débris de végétaux et de zooplancton du printemps à l'automne, c'est un poisson fouilleur. Sa bouche protractile permet aux alevins et jeunes brèmes, par rapport aux gardons de mieux capturer des proies telles que les copépodes (plus difficiles à attraper que les daphnies). Dans leur milieu naturel brème et gardon sont en compétition pour les daphnies et copépodes. Le tube des jeunes brèmes contient plus de copépodes que celui des gardons, mais avec des variations liées au moment et lieu du butinage alimentaire.
Comme tous les poissons qui se nourrissent dans la vase ou les sédiments, même dans des sites jugés relativement faiblement pollués, il peut se contaminer en ingérant divers polluants (polluants organiques persistants, métaux lourds, métalloïdes...), qu'il peut bioaccumuler dans certains organes ou tissus.
Les brèmes grandissent moins vite quand leur teneur en métaux lourds augmente.
On trouve des brèmes polluées dans des eaux ne contenant que très peu de métaux lourds, ce qui laisse penser que leur charge en éléments traces métalliques reflète celle de leur nourriture et du sédiments bien plus que celle de l'eau ambiante.
La reproduction de la brème a lieu entre mai et juin dans une eau à 17°C, chaque femelle pond entre 50 000 et 60 000 œufs. Le développement embryonnaire est partiellement sous contrôle de la température de l'eau, de même que celui de la jeune brème. Il arrive que la brème s'hybride avec le gardon. Son intérêt réside dans le fait que c'est un poisson facile à capturer et de bonne taille.
Depuis quelques décennies, dans les pays ayant perdu une partie de leur savoir-faire culinaire et tournés vers une alimentation industrialisée, la brême possède un intérêt gastronomique limité. De goût fade, sa chair renferme de nombreuses arêtes.
A contrario, d'autres pays la considèrent comme nourriture potentielle où elle est largement représentée dans la gastronomie locale.

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Le Silure

Les silures (Silurus) forment un genre de poisson d'eau douce de la famille des Siluridae. On compte aujourd'hui 16 espèces identifiées de silures, dont la plus connue est le silure glane. Appelé "Wels Catfish" outre-Manche, il est nommé "poisson-chat" aux Etats-Unis, bien qu'il ne fasse aucunement partie de cette espèce.
Les silures mesurent environ 1,5 m de long en moyenne, mais peuvent atteindre plus de 2,70 m.
Ce sont des poissons omnivores. Le silure est un poisson solitaire, lucifuge (qui évite la lumière), vivant d'ordinaire dans les zones les plus profondes de son habitat. Cependant ce comportement peut évoluer exceptionnellement comme mis en évidence par une étude sur des silures du Tarn chassant, en pleine journée et en se projetant hors de l'eau, des pigeons venus s'abreuver sur les rives de la rivière.
Ils vivent en moyenne 20 ans. La période des amours se situe de mai à juillet dans des eaux à 20°C ; la femelle peut pondre jusqu'à 500 œufs. Après avoir fécondé la femelle, le mâle reste deux jours avec elle et lui donne des coups de tête dans le ventre pour l'inciter à pondre.
Parce que s'alimentant volontiers au niveau du sédiment et étant susceptible de vivre longtemps, dans une eau polluée, le silure fait partie des poissons reconnus bioaccumulateurs. En raison de sa propension à bioconcentrer les métaux lourds, certains métalloïdes ou des polluants peu biodégradables tels que les PCB, furanes ou dioxines, le silure peut dans certains milieux aquatiques pollués être durablement ou provisoirement interdit de pêche, de détention et de toute commercialisation, dont en France.

Pêche du Silure
Les techniques sont variées, mais la pêche au vif est la plus répandue. Sensible au bruit, certains pêcheurs l'attirent au moyen d'un Klonk (ou Clonk), sorte de bâton sculpté qui sert à frapper l'eau. Etant omnivore, les carpistes sont souvent confrontés aux silures qui viennent manger les bouillettes ou les graines destinées à l'amorçage en vue d'attirer les carpes.

Présence du Silure
Le Silure est présent dans la plupart des fleuves de France. Dans l'Yvette, seuls quelques individus ont été recensés, ayant été déversés délibérément par des pêcheurs indélicats ou ayant été transportés par les inondations.

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La Bouvière (Rhodeus sericeus)

La bouvière (Rhodeus sericeus) est un minuscule poisson coloré de nos eaux douces. C'est une espèce protégée qui possède une relation symbiotique étroite avec la moule d'eau douce. La bouvière possède des flancs argentés, tirant sur le rose, parcourus par une ligne bleutées. En période de fraie, ces couleurs s'accentuent, les bandes bleues deviennent iridescentes, les nageoires rouges vifs.

La bouvière (Rhodeus sericeus) est un petit poisson, minuscule cyprinidé, comme l'ablette, le goujon ou le vairon.
Elle possède un corps haut, très bossu et comprimé latéralement, assez caractéristique de la plupart des cyprins.
La tête est petite, les yeux assez gros. La mâchoire supérieure est plus longue que la mâchoire inférieure : la bouche est petite et orientée en oblique.
Les nageoires de la bouvière sont très peu développées. On notera une base très courtes pour les nageoires anales et dorsales. Par contre, la nageoire caudale est relativement longue.
Le dos de ce poisson présente une teinte gris-verdâtre, avec des reflets métalliques. Ses flancs sont gris clairs avec des reflets argentés, reflets plus intenses dans la partie caudale, qui tirent sur le rose et qui s'accentue en période de fraie.
Les flancs de la bouvière sont marqués d'un trait longitudinal bleuâtre sur la moitié postérieure du corps.
Les écailles de la bouvières sont assez grandes et présentent un liseré gris foncé.

Taille et Poids
La bouvière est un poisson dont la taille habituelle se situe entre 5 et 6 cm pour un poids de quelques grammes. Les plus gros individus peuvent atteindre 10 cm pour un poids de 10g.

Longévité de la bouvière
La durée de vie de la bouvière est de 2 à 3 ans.

Habitat de la bouvière
Il existe deux grandes aires de distribution de la bouvière de par le monde : une en Extrême Orient, l'autre en Europe. La distribution européenne de la bouvière se situe en Europe Centrale et Orientale.
Elle ne se retrouve pas au sud des Alpes ni au sud des Pyrénées et elle est également absente des pays Scandinaves et du Danemark.
La bouvière a également été introduite aux Etats-Unis
La bouvière apprécie les eaux lentes des cours inférieurs des rivières et des fleuves, les lacs et étangs où les fonds sont légèrement vaseux et ensablés.
Ce poisson vit en petits groupes ou en bancs de petites tailles.
Les récentes pêches électriques réalisées par la Fédération de l'Essonne de pêche ont révélé sa présence en petite quantité dans l'Yvette.

Régime alimentaire
La bouvière est un poisson omnivore qui capture ses proies par fouissage. Elle se nourrit principalement de petits invertébrés, de débris végétaux, de phytoplancton et de vers.

Reproduction en symbiose avec la moule d'eau douce
La bouvière atteint sa maturité sexuelle dans la première année de son existence. La reproduction a lieu au printemps, entre les mois d'avril et de juin.
Le mâle se transforme et change de couleur : sa poitrine et son ventre prennent une coloration rose à rouge vif avec une bande latérale bleu-vert. Le mâle bouvière s'approprie un territoire dans lequel se trouvent plusieurs moule d'eau douce.
Le mâle va accompagner la femelle de moule en moule, dans les branchies desquelles celle-ci va déposer, grâce à son tube de ponte, une quarantaine d'oeufs qui seront ensuite fécondés par la laitance du mâle.
Durant toute la période d'incubation, le mâle va défendre vaillamment son territoire contre toute incursion.
Au bout d'une quinzaine de jours, les oeufs vont éclore et les alevins vont petit à petit sortir de leur moule protectrice.
Il s'agit d'un processus de symbiose parfait, la moule protégeant les oeufs de la bouvière pendant leur incubation, les jeunes alevins effectuant un nettoyage de la moule avant de la quitter, eux même parasités par les oeufs de la moule qui se disséminent ainsi sur de grandes distances.
La présence de bouvières dans un cours d'eau est donc conditionnée à la présence de moules d'eau douce dans ce cours d'eau.
Les moule d'eau douce ayant tendance à disparaître de nos cours d'eau, l'existence même de la bouvière est menacée.

Intérêt de la bouvière
La bouvière n'a aucun intérêt pour le pêcheur. C'est une espèce protégée qu'il est interdit de pêcher dans de nombreuses régions du monde.
Il convient donc de la remettre à l'eau précautionneusement si, par mégarde, une d'entre elle venait à se piquer sur un de nos hameçon.

Noms vernaculaires de la bouvière
La bouvière est un poisson possède différents noms vernaculaires qui sont listés ci-dessous :

Bitterling (Anglais)
Palet
Pellet
Pelletet
Péteuse
Peulet
Piastro
Riolet
Rosière

Source : Billouttes

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La Perche Soleil [Nuisible]

La Perche soleil (Lepomis gibbosus) est une espèce de poisson nord-américain de la famille des Centrarchidae qui porte de nombreux autres noms en français. C'est un poisson migrateur potamodrome, c'est-à-dire qu'il migre, mais uniquement en eau douce.
A partir de l'Amérique du Nord, l'espèce a été introduite dans de nombreux pays du monde, où elle peut alors se montrer localement invasive, comme en France.
Ce poisson est appelé de divers noms communs dans les ouvrages francophones. Ces noms usuels étant partagés par d'autres espèces, il convient de faire attention aux confusions. Par ordre alphabétique : Boer, Calicoba, Crapet commun, Crapet jaune, Perche arc-en-ciel, Perche argentée, Perche dorée, Perche-soleil (ou Perche soleil), Poisson tricolore, Poisson-soleil...
En revanche, le nom d'"Achigan à petite bouche", parfois attribué à Lepomis gibbosus dans les ouvrages français, semble dû à une erreur ancienne de traduction, car ce nom désigne une toute autre espèce de poisson au Canada : Micropterus dolomieu.
Lepomis gibbosus est un poisson de forme discoïde, la bouche est petite, oblique vers le haut. La nageoire dorsale est composée de deux parties continues. L'opercule est recouvert d'écailles et se termine par une pointe molle. La couleur du poisson est souvent très vive à dominante bleu et vert sur le dos, les flancs étant jaune orangé. L'extrémité de l'opercule présente une tache rouge écarlate. Le dimorphisme sexuel est peu apparent, même si le mâle est sensiblement plus grand et plus coloré.
Leur taille moyenne varie entre 10 à 15 cm et peut aller jusqu'à 22 cm. Le poids maximum connu est de 630 g. En France, ces poissons dépassent rarement 15 cm, et il semble que les tailles maximales augmentent suivant un gradient nord-sud (sujet de plus de 20 cm dans le bas-Rhône).

Comportement de la Perche Soleil
Ce poisson réputé très vorace est omnivore. Il se nourrit de presque tout, de vers, de crustacés, d'insectes, d'alevins et parfois de petits poissons et d'autres vertébrés et surtout d'œufs de poissons.
Le frai débute à la fin du printemps et peut avoir lieu jusqu'au début d'août. Le nid est construit par le mâle en eau peu profonde (15 à 30 cm) dans un endroit protégé par de la végétation. La femelle pond entre 1 500 et 3 000 œufs. Le mâle protège les œufs et les alevins. Ils éclosent trois jours après la ponte. Un mâle peut se reproduire plusieurs fois dans le même nid dans une même saison avec une ou plusieurs femelles, successivement ou en même temps.
La perche soleil peut vivre une dizaine d'années.

Origines de la perche soleil
La Perche soleil est originaire du nord-est de l'Amérique du Nord (du Nouveau-Brunswick au Canada à la Caroline du Sud). Elle a été largement introduite ailleurs y compris en Amérique, où son impact écologique est généralement néfaste. Vorace, elle peut appauvrir considérablement le milieu où elle a été introduite.
En Europe, elle aurait été introduite en 1886 comme poisson d'agrément pour les aquariums ou bassins d'agrément. Certains spécimens ont été relâchés dans les rivières et des étangs où l'espèce fait depuis lors des ravages.
Au Japon, ce poisson aurait été introduit en 1960 par l'empereur Hirohito qui pensait trouver là une nouvelle ressource alimentaire.

Pêche de la perche soleil
Il se pêche accidentellement. Il est très vorace et avale profondément l'hameçon. Il mord à toutes les esches carnées de petite taille (asticots, vers de terreau, vers de vase...).
En France, son classement comme espèce "nuisible" interdit d'utiliser la perche soleil pour la pêche au vif. La perche soleil peut très bien vivre en aquarium.
C'est une espèce invasive. En France, ce poisson est classé comme "nuisible" et ne doit donc être ni relâché ni transporté vivant, sous peine d'amende.
Des pêcheurs en ont pris ces dernières années à de rares occasions sur l'Yvette et au Lac de Lozère. Il semblerait que la population soit réduite et contrôlée par leur destruction systématique par les pêcheurs de la région.

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Poisson Chat [Nuisible]

Le poisson-chat commun (Ameiurus melas), est une espèce de poissons-chats de la famille des Ictaluridés.
Bien que l'on traite ici de l'espèce Ameiurus melas, la dénomination de poisson-chat couvre de nombreuses espèces caractérisées par la présence de barbillons autour de la bouche dont 2 500 à 3 000 espèces ou dénominations différentes de Siluriformes.
Ce poisson-chat vit dans les eaux calmes des cours d'eau ou dans les étangs. Poisson sans écailles, il mesure en moyenne de 15 à 20 cm et pèse entre 100 et 300 grammes. Il dévore tout ce que les autres poissons ne mangent pas (surtout les œufs des autres poissons).
Le poisson-chat est une espèce d'eau calme. Sa reproduction a lieu au printemps lorsque la température de l'eau atteint 18°C environ. La reproduction se déroule sur un nid préparé par le couple géniteur, la ponte est ensuite protégée et entretenue par le mâle. Cette protection se poursuit après l'éclosion, les alevins restant groupés en boule caractéristique pendant plusieurs semaines. C'est une espèce omnivore et vorace.
Très résistant, il peut vivre très longtemps hors de l'eau par rapport aux autres poissons. Il est interdit de le relâcher et de le transporter vivant en France.
Originaire de l'Amérique du Nord, ce poisson-chat a été introduit en France en 1871. Les premiers individus sont réputés s'être échappés du Muséum national d'histoire naturelle vers la Seine toute proche en empruntant le réseau des égouts (Lavauden, 1905). Après cet épisode cette espèce fut "oubliée" et ce n'est qu'au début du siècle que sa dispersion s'est épandue : en 1901, introduction dans des étangs en Loire-Atlantique (Labarletrier, 1901), en 1904 des déversements ont eu lieu dans la Seine et la Dordogne (Pion-Gaud et Lavauden, 1904). Son introduction a même été favorisée par les sociétés de pêche dans les secteurs les plus pollués (Lavollée, 1906). En 1951, Vivier montre que le poisson-chat a colonisé l'ensemble du réseau hydrographique, cette espèce ayant peu de prédateurs. Ce n'est que "récemment" (Spillmann, 1967) que l'identité de cette espèce a été déterminée avec précision. Cette espèce est considérée comme susceptible de provoquer des déséquilibres biologiques (Boêt, 1981). Encore largement répandu, le poisson-chat semble cependant en régression du fait de la pollution et peut être de maladie. De plus, les pêcheurs, qui ont interdiction de le remettre à l'eau, se font plaisir en organisant des concours de pêche au "chat" dans le but de l'éliminer.

Pêche du poisson-chat
Sa pêche se pratique à la ligne flottante. L'esche reposant au fond est constituée d'un ver de terre moyen ou d'un asticot sur un hameçon assez gros. Les "chats" répondent volontiers à une crevette décortiquée. A la prise, il faut manier le poisson avec attention, car il peut occasionner des piqûres douloureuses.
Un vieux mythe japonais raconte qu'un poisson-chat géant du nom de Namazu, dormant dans les profondeurs de l'océan Pacifique, serait à l'origine des tremblements de terre qui frappent le Japon. Ils ont d'ailleurs fait l'objet d'une étude sur leurs comportements anormaux à l'approche des séismes. En effet, d'ordinaire calmes, les poissons-chats deviennent très agités avant les grands cataclysmes. Leur réceptivité aux stimulations électriques et aux vibrations en serait la cause.

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Eviter la mortalité printanière

La mortalité prématurée des poissons d’eau douce au printemps n’est pas un phénomène nouveau. Mais voir des cadavres de carpes ou d’autres cyprinidés flotter à la surface de l’eau est de plus en plus courant et le sujet mérite toute notre attention de pêcheur responsable.

La bonne santé des poissons dépend d’un grand nombre de facteurs et plus particulièrement du bon fonctionnement de leur système immunitaire. Généralement, ce système immunitaire se met au ralenti au cours de l’hiver, lorsque les parasites, virus et autres bactéries sont inactifs, ou presque. Il se met progressivement en activité au printemps avec le réchauffement de l’eau.
Lorsque le printemps arrive trop vite, le système immunitaire des poissons peut encore se trouver au stade "engourdi", tandis que les parasites, eux, se développent et se reproduisent plus rapidement. Avec leurs défenses encore en sommeil, les poissons deviennent par conséquent vulnérables, ce qui mène inéluctablement aux pertes printanières que l’on connaît.

Haro sur le stress !
Le ralentissement du système immunitaire des poissons n’est pas la seule cause de décès prématurés. En plus d’un printemps arrivant trop tôt, d’autres évènements que les poissons arrivent habituellement à surmonter en période d’activité normale peuvent s’ajouter au phénomène et fragiliser davantage leurs défenses naturelles. On peut citer, par exemple :

• Le rempoissonnement avec des individus de source douteuse ;
• La surpopulation piscicole ;
• L’absence de réserves de pêche ;
• Les captures répétées des individus ;
• La maltraitance des poissons lors de la capture par des pêcheurs peu scrupuleux ;
• Une alimentation mal adaptée ou insuffisante ;
• L’emploi excessif d’amorces grasses ;
• La mauvaise qualité de l’eau ;
• Des conditions environnementales inadaptées ;
• La présence d’un trop grand nombre de prédateurs (carnassiers, cormorans) ;
• L’absence de substrats permettant la reproduction.

Ces événements s’ajoutent au stress du poisson qui, en cette période de réchauffement des eaux, doit aussi subir le stress de la reproduction qui accapare déjà toute son attention.

Mieux vaut prévenir que guérir
Il est possible pour toute AAPPMA, petite ou grande, de réduire voire éliminer ces facteurs stressants dont le poisson n’a franchement pas besoin en cette période. Voici une liste non-exhaustive de moyens simples pour y parvenir :

• Créer une réserve de pêche ;
• Installer des substrats pour la fraie ;
• Limiter la présence des prédateurs (ou installer des refuges pour les poissons) ;
• Réglementer les techniques de pêche localement (obligation de posséder un tapis de réception, utilisation d’hameçons sans ardillon, interdiction de certaines techniques, interdiction d’utiliser des amorces grasses) ;
• Nourrir le cheptel à la fin de l’hiver avec des aliments immunostimulants ;
• Surveiller la qualité de l’eau (quantité d’oxygène) et y remédier le cas échéant.

Enfin, le printemps est aussi propice au développement d’un certain nombre de maladies bien connues, chacune ayant des effets plus ou moins importants sur le cheptel d’un étang ou d’un cours d’eau. En évitant la surpopulation, déjà, on évite aussi les maladies et leur transmission aux autres individus.

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L'Anguille

En français, le terme anguille est un nom vernaculaire ambigu désignant plusieurs espèces de poissons serpentiformes appartenant à des ordres différents. L'anguille d'Europe (Anguilla anguilla) est l'anguille la plus connue. Les expressions "anguille argentée" (ou "blanche") et "anguille jaune" désignent des étapes de la vie de cette espèce.

L’anguille d'Europe ou anguille commune est une espèce de poisson appartenant à la famille des Anguillidés. Elle mesure de 40 cm à 150 cm et peut peser jusqu'à 4 kg pour les femelles. C'est un grand migrateur, et plus précisément un migrateur amphihalin (au cours de sa vie l'anguille va passer par des milieux présentant différents taux de salinité ici de la mer vers l'eau douce puis a nouveau vers la mer), thalassotoque : qui se reproduit en mer et catadrome (qui après une période de croissance dans un cours d'eau regagne la mer). Comme pour les autres espèces d'anguilles de l'hémisphère Nord, un petit nombre d'individus effectueront en réalité la totalité de leur cycle de croissance en mer, en lagune salée ou en estuaire salé.
Les anguilles étaient réputées particulièrement rustiques et résistantes, grâce notamment à leur capacité à respirer l'air, mais elles sont néanmoins en forte régression depuis les années 1980 et même maintenant considérées comme espèce menacée ou en risque d'extinction en Europe.

Aire de répartition de l'anguille
L'anguille d'Europe, autrefois abondamment présente dans tous les cours d'eau douce de presque toutes les plaines d'Europe, se reproduit à plusieurs milliers de kilomètres de là, dans la mer des Sargasses au centre-ouest de l’océan Atlantique à une profondeur supposée de 400 à 700 mètres. Ce poisson a une activité plutôt nocturne mais selon son âge, il est attiré (au stade de civelle) ou au contraire repoussé par la lumière (au stade pré-adulte et adulte). La dévalaison de l'anguille argentée se fait aussi presque entièrement de nuit. L'espèce pourrait donc être sensible à la pollution lumineuse lorsque des luminaires éclairent directement ou indirectement des berges, des ponts, des écluses ou petites chutes d'eau ou simplement la surface de l'eau. Plusieurs études ont montré que même la luminosité diurne inhibait la dévalaison de l'anguille argentée, ce qui a été expérimentalement utilisé pour guider l'anguille loin de turbines où elles risquaient de se faire tuer ou pour tenter de prévoir les pics de dévalaison, de manière à arrêter les turbines à ces moments.

Biologie et comportement de l'anguille
Après l'éclosion à grande profondeur en mer, la larve (dite "leptocéphale"), transparente, vermiforme et aplatie, mène une vie pélagique d'un à deux ans, se nourrissant de plancton. Elle remonte vers la surface et s'aidera du Gulf stream (dérive nord-atlantique) pour gagner le littoral européen, méditerranéen et nord-africain.
Cette larve se transforme alors en civelle, encore translucide ; du printemps à la fin de l'été, une grande partie des civelles remontent les fleuves et rivières (y compris de Méditerranée et mer Noire) où elles se transforment en jeune anguille (anguillette), qui se pigmentent en évoluant vers le jaune doré (anguilles jaunes en fin de cette époque).
Certaines civelles effectuent ce stade de développement devant les littoraux, ou uniquement dans des estuaires, lagunes ou marais saumâtres arrières littoraux.
Le temps passé en mer et en estuaire par la larve et la civelle peut être évalué par l'étude des otolithes (os de l'oreille interne) qui peuvent donner des indications sur le passé marin de la civelle.
L'anguille jaune continue à grandir durant en moyenne dix ans (en réalité de 3 à 15 ans selon les individus). Certaines anguilles effectuent la totalité de leur cycle en mer, sans jamais remonter un cours d'eau.
L'anguille mature a accumulé une importante réserve de graisse. Elle se transforme alors en anguille argentée qui, poussée par son instinct, profite des crues et inondations automnales et hivernales pour regagner la mer (dévalaison), afin d'aller se reproduire. Durant son parcours, son organisme se transforme pour devenir à nouveau apte à la vie en eau salée. La maturité sexuelle est réputée acquise vers 9 ans chez le mâle et 12 ans pour la femelle.

Gastronomie et risques sanitaires
Les anguilles étaient très appréciées dans la gastronomie, notamment fumées, mais diverses études montrent qu'elles sont souvent très contaminées par les PCB et d'autres polluants. Leur consommation n'est pas interdite, mais plusieurs pays ont recommandé aux femmes enceintes et enfants de ne plus en manger (Allemagne ; Luxembourg ; France). Parce que s'alimentant volontiers au niveau du sédiment, étant riche en graisses et étant susceptible de vivre longtemps, dans une eau polluée, l’anguille est considérée comme faisant partie des poissons les plus bioaccumulateurs d'organochlorés et de polluants aquatiques solubles dans les graisses.
En raison de sa propension à bioconcentrer les métaux lourds, certains métalloïdes ou des polluants peu biodégradables tels que les PCB, furanes ou dioxines, l'anguille peut dans certains milieux aquatiques pollués être durablement ou provisoirement interdit de pêche, de détention et de toute commercialisation, dont en France.

Pêche de l'anguille
Malgré sa disparition massive depuis les années 1980, des anguilles de belle taille sont régulièrement pêchées dans l'Yvette. Un des garde-pêche de l'AAPPMA affirme en avoir pêché un cinquantaine au cours de la seule année 2014.
On la pêche essentiellement avec de petits vifs, un poisson mort manié ou avec un bouquet de vers de terre. Une épuisette est indispensable ainsi qu'un tapis de journaux afin qu'elle ne s'échappe pas au moment de décrocher l'hameçon.
La législation départementale en Essonne oblige les pêcheurs à consigner les captures d'anguilles dans un carnet officiel qu'ils doivent ensuite renvoyer à la Fédération départementale de pêche. L'arrêté d'obligation de déclaration et le carnet Cerfa sont disponibles dans notre rubrique "Documents" accessible depuis le menu principal en haut de page.

Source : Extraits de Wikipédia

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Le Carassin

Le Carassin commun (Carassius carassius) dit encore carassin, carpe à la lune, cyprin, carache, carouche, gibèle, meule, carreau, ou gardon carpé, est un poisson de la famille des cyprinidés, celle des carpes et des vairons. Ce carassin vit dans les lacs, les étangs et les rivières à faible courant d'Europe. Cette espèce est très proche du poisson rouge avec laquelle elle s'hybride facilement lorsque ces derniers sont relâchés dans la nature.

Description du Carassin
Le carassin est un cyprinidé de taille moyenne qui excède rarement 1,5 kg. Il a habituellement un dos jaune foncé, des flancs argentés et des branchies rouges mais peut posséder d'autres variations de couleurs.
La forme du carassin commun peut être assez haute. Le poisson possède alors une forme de disque presque parfaite avec des nageoires bien arrondies. En l’absence de prédateurs tels que le brochet ou la perche, le carassin aura une croissance en longueur plutôt qu’en hauteur et il prendra une forme plus svelte. La croissance en hauteur en fait une proie plus difficile à avaler pour les prédateurs.
Le carassin est un poisson apprécié des pêcheurs sportifs : le record britannique à la canne atteint 2,1 kg, une prise de Martin Bowler dans un lac du sud de l’Angleterre en 2003. Il y a eu plusieurs tentatives pour battre ce record depuis, mais elles ne furent pas validées, les poissons concernés n’ayant pas été identifiés comme étant de véritables carassins communs mais des hybrides entre le carassin commun et un de ses apparentés, comme le poisson rouge, qui n’est pas natif des îles Britanniques. Ces hybrides bénéficient de l’effet d’hétérosis, étant plus efficace pour trouver de la nourriture et échapper aux prédateurs que leurs propres parents, menaçant la population native de carassins ainsi que les autres animaux aquatiques.
Le carassin commun est également un poisson d’ornement que l’on peut retrouver aussi bien dans les aquariums d’eau douce que dans les bassins de jardin. Il est toutefois très peu proposé dans le commerce, éclipsé sur le marché par des poissons plus colorés comme la carpe koï ou l’ide mélanote pour lesquels la demande est beaucoup plus forte. Sa consommation n'est pas rare : on en a retrouvé sur les étales des poissonneries des grandes surfaces ces derniers temps, notamment chez Auchan à Villebon-sur-Yvette. Cette espèce atteignait le 10e rang en termes d’importance de la production globale (FAO 2005).

Poisson rouge ?
Plusieurs sources identifient le carassin commun comme la forme sauvage du poisson rouge. Cependant celle-ci serait Carassius auratus gibelio, ou plutôt Carassius gibelio avec auratus comme sous-espèce. Bien qu’elles soient étroitement apparentées, ces deux espèces diffèrent et sont identifiables par les caractéristiques suivantes :

- C. auratus a un nez plus pointu tandis que celui du carassin commun est bien arrondi ;
- La forme sauvage du poisson rouge, C. auratus gibelio ou C. gibelio a souvent une couleur gris-verdâtre, tandis que le carassin commun est toujours argenté ;
- Les jeunes carassins communs (tout comme les tanches) ont une tache noire à la base de la queue qui disparaît avec l’âge ; chez C. auratus cette tache n’est jamais présente ;
- C. auratus a moins de 31 rangées d’écailles le long de sa ligne latérale tandis que le carassin commun en a 33 ou plus.

Pêche du Carassin
C'est un poisson qui se pêche comme la carpe ou la brème. En revanche, il faut penser que la taille moyenne des individus est bien inférieure à ces espèces-là. Le gabarit des appâts doit donc être adapté. Au Lac de Lozère, le maïs est un appât de choix, mais ce poisson n'est pas insensible au blé cuit, ou aux esches habituellement utilisés par les compétiteurs, comme le ver de terreau ou le ver de vase.

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La Tanche

La tanche (Tinca tinca) est un poisson d'eau douce de la famille des cyprinidés. La tanche a une forme allongée et sa peau, recouverte d'un épais mucus, est de couleur verte, vert sombre à jaune doré. Elle peut mesurer jusqu'à 70 cm pour un poids maximal publié de 7,5 kg.
On la trouve dans les eaux calmes aux fonds vaseux et à la végétation dense, des cours d'eau larges et lents, dans les bras morts, dans les lacs et les étangs aux endroits peu profonds ou dans les cours d'eau sans courant. De belles tanches ont été prises dans l'Yvette, mais c'est au Lac de Lozère, à Palaiseau, qu'il faut rechercher les plus beaux spécimens.

Comportement de la Tanche
C'est un poisson peu grégaire qui vit en petit groupe ou solitaire. L'hiver, il vit au ralenti et s'enfouit dans la vase. Son alimentation est composée de petits mollusques, larves d'insectes, vers, et débris de végétaux ; c'est un poisson fouilleur à la bouche munie de barbillons (filaments tactiles).

Reproduction de la Tanche
Sa période de reproduction s'étend de mai à juillet, dans les eaux calmes, peu profondes, riches en végétaux aquatiques. La femelle pond entre 300 000 et 800 000 œufs de couleur verte et collants.

Pêche de la Tanche
Dans l’eau trouble des étangs, il est possible de repérer la tanche au chapelet de bulles qu’elle dégage de la vase en fouillant les fonds à la recherche de sa nourriture. Il suffit alors de poser avec un maximum de discrétion un beau ver de terre, ou à défaut une petite limace grise de jardin, ou encore un bouquet d’asticots, à un mètre environ au devant du chapelet de bulles pour que, dans les secondes qui suivent, la tanche découvre l’esche. L’appât doit reposer légèrement sur le fond et le fil devra être solide. Côté amorce, préférez les mélanges de farines incorporées de pain d'épices...

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