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Techniques de pêche

Techniques de pêche (14)

Toutes les techniques de pêche en eau douce.

La pêche au feeder

La pêche dite "à l'anglaise" ne se limite pas qu'à la pêche au flotteur. La pêche au feeder (ou quiver) en fait partie. Elle consiste à envoyer dans l'eau le bas de ligne habituel, mais accompagné d'une cage préalablement remplie d'amorce et/ou d'esches qui vont ainsi se libérer au fond à proximité de l'hameçon. Cela revient à pêcher au coup, mais à longue distance et sans flotteur.

feeder 2D'abord, un petit tour par la terminologie car, comme souvent, beaucoup de termes utilisés dans le monde de la pêche nous parviennent d'outre-Manche. Par "feeder", on entend "quelque chose qui nourrit", que l'on traduit tout bêtement par "amorçoir". Le terme "quiver" ou "quiver-tip" décrit le scion de la canne qui frétille en présence d'une touche. Ainsi, on peut pêcher au feeder (avec un amorçoir) ou tout simplement en remplaçant la cage feeder par un plomb, auquel cas on pêche au quiver.
Comme on vient de le voir, il n'y a pas de flotteur pour indiquer au pêcheur la présence d'un poisson. La détection de la touche se fait au moyen du scion de la canne. Ce dernier sera à choisir entre 3 et 5 modèles (livrés avec la canne) et de sensibilités différentes afin de compenser les effets du courant et du vent. En étang et par temps calme, on utilisera un scion sensible (ou rapide) ; en rivière ou par temps venteux, on utilisera un scion plus rigide (ou lent).

Cannes et moulinets spécifiques
Les cannes pour la pêche au feeder sont prévues pour lancer des masses assez lourdes à de longues distances. Il faut donc une canne spécifique adaptée à cette pratique. Elles mesurent généralement 3,60m et doivent être dotées d'un moulinet adapté au type de poisson recherché, mais un moulinet pour l'anglaise au flotteur suffit dans la plupart des cas.
Il existe des cannes légères (de puissance 10 à 40g, par exemple) pour expédier des petits feeders, ou des versions "heavy" (50 à 200g) afin de pêcher plus loin avec de grosses charges d'amorce.

Cages : l'embarras du choix
Les cages feeder existent sous de nombreuses formes : rondes, carrées, fermées, ouvertes, à plat, en ressort… et leur poids varie d'un modèle à un autre. Il est utile d'en avoir un assortiment à portée de main afin de satisfaire toutes les conditions de pêche rencontrées.

Montages feeder et action de pêche
Pour le débutant, rien ne vaut une cage "inline" qui sera insérée directement sur le corps de ligne et stoppée par une bille. D'aucuns préfèrent le montage déporté, où la cage coulisse sur une ligne parallèle plus fine fixée au corps de ligne. En cas de grosse prise ou d'accrochage, la cage peut ainsi se libérer (au risque de la laisser au fond de l'eau, évidemment) sans risquer de perdre le poisson et de le blesser.
Pour pêcher, on envoie le montage à l'endroit voulu. On peut compléter l'effet de l'amorçoir en aigrainant.
La canne sera posée dans un support adapté, ligne tendue, presque parallèle à la berge de façon à détecter les touches.
Le ferrage doit être rapide et précis pour ne pas louper les poissons.

feeder 3

Pour en savoir plus, on vous conseille vivement le site Peche-feeder.com qui est animé par un spécialiste de cette pêche.

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Technique : La pêche à l'anglaise

Comme la pêche à la bolognaise, la pêche à l'anglaise est une technique de pêche au coup qui permet de pêcher plus loin et de rechercher des beaux poissons. Grâce à l’utilisation d’une canne à anneaux et d’un moulinet, c'est une technique qui offre la possibilité de traquer les poissons là où une canne à coup ne peut pas aller et où les poissons se sentent en sécurité, loin des pêcheurs. Elle permet ainsi de prendre du gros poisson en étang ou en rivière lente.

La technique est chère à nos voisins d'outre-Manche (d'où le nom) qui la préfèrent à la pêche à la grande canne. D'ailleurs, il suffit de visiter la bibliographie sur le sujet dans les deux pays pour s'en convaincre : dans les livres anglais, on consacre beaucoup de pages à "l'anglaise" et un "arrière-chapitre" à la grande canne, tandis qu'en France, c'est tout le contraire. Culture, quand tu nous tiens !
La technique est arrivée timidement en France et sur le reste du continent, vers les années 1970. Mais ses avantages ont conquis pêcheurs amateurs et compétiteurs dès lors qu'elle a été maîtrisée.

Equipement
Grâce à sa canne à anneaux et à son moulinet, l'anglaise permet de pêcher en étang ou en rivière lente plus loin que ne vous permet une canne au coup traditionnelle. Il s'agit d'une technique remarquablement efficace pour chercher les beaux spécimens peu enclins à s'approcher des berges à cause de la pression de pêche, des eaux de plus en plus claires, ou encore parce que leur zone d'alimentation est éloignée.
Les cannes pour la pêche à l’anglaise mesurent généralement 3,90m. Elles disposent de 13 à 16 anneaux indispensables à la bonne glisse du fil et pour que l’action de la canne soit la mieux utilisée. Les modèles à emboîtement dominent le marché mais il existe aussi, pour leur côté pratique, de nombreux modèles télescopiques.
Certaines cannes sont plus longues (4,50m) ou sont livrées avec une rallonge. Celles-ci offrent l'opportunité de pêcher avec des gros flotteurs et très loin. Il existe encore des cannes plus courtes (3m environ) pour pêcher près, mais elles se font rares dans le commerce.
Le choix du moulinet est très important. Choisissez un modèle "4000" avec une bobine assez large, permettant une meilleure sortie du fil, de pêcher plus loin et d’éviter les emmêlements.
Côté flotteurs, oubliez vos petits indicateurs en 0,40g ; ici, on pêche "lourd" ! Les flotteurs anglais ne sont attachés qu'en un seul point (sauf pour les "Avon"—technique particulière) et à la base, ceci pour noyer la bannière et ainsi éviter les effets du vent ou du courant de surface. La plupart des flotteurs sont des "wagglers" (du terme "gigoter") faits en plume de paon ou en plastique. Ils sont assez longs et peuvent atteindre près de 30cm.

Flotteur fixe ou flotteur coulissant ?
Une rapide description devrait permettre de fixer les idées : le flotteur fixe permet de pêcher jusqu'à une profondeur au mieux égale à la longueur de la canne (3,90m, pour rappel). Le flotteur coulissant permet d'aller plus loin, puisque le flotteur n'est pas bloqué par un plomb qui empêche le passage du fil dans les anneaux de la canne.
La démocratisation de la pêche au coulissant a été fulgurante ces dernières années et pas seulement dans les eaux plus profondes que la longueur de la canne. Elle permet de présenter une ligne immobile même en présence de vent, de ralentir la ligne dans le courant en rivière et de sélectionner la taille des prises grâce à la plombée plus importante sur la ligne pouvant rebuter les petits poissons.
Contrairement à la pêche au flotteur fixe où 10 à 20% de la plombée se trouve sur la ligne, dans le cas d’une pêche à l’anglaise au coulissant la plombée peut représenter jusqu’à 80% du poids total, encore que le flotteur peut-être pré-lesté lui-même ce qui gomme cette différence notable dans bien des cas de figure.
La fixation du flotteur à la ligne peut se faire directement à travers l'attache du flotteur (mais attention au risque d'usure du nylon) ou au moyen d'une tétine ou d'une fixation à agrafe (ce qui permet de changer le flotteur sans démonter toute la ligne).

Action de pêche
Un problème fréquent que rencontrent les débutants, c'est celui de la plombée, que ce soit en matière de taille ou de répartition des plombs. Il faut oublier tous vos préceptes en matière de pêche au coup, car ici, ce n'est pas la même pêche. Pour illustrer, il faut imaginer que l'on lance à grande distance le même montage que vous utilisez pour la pêche à la grande canne, sauf que cette fois, la pointe du scion se trouve entre 20 ou 50m de votre hameçon…
Le lancer s'effectue droit devant, à la verticale. Une fois le montage positionné à l'arrière du pêcheur, un coup de fouet énergique permet de transporter le montage dans les airs en direction d'un point que l'on aura préalablement fixé, par exemple sur la berge d'en face. Si le lancer est trop puissant, il est possible de freiner le montage en bloquant la bobine du moulinet avec la main.
Une fois le montage en place, il faut noyer la bannière en donnant un coup de scion dans l'eau tout en tendant la ligne d'un léger tour de moulinet. La bannière se retrouve ainsi submergée et le flotteur prend toute sa dimension d'indicateur de touches.
Si l'on souhaite pêcher toujours au même endroit, il peut être utile de marquer le fil à l'aide d'un marqueur blanc dédié afin de bien repérer la distance du coup.
Pour amorcer, inutile de vouloir jouer à la pétanque comme lorsque l'on pêche au coup à 11 ou 13m. Ici, il faut une bonne fronde bien solide capable de projeter l'amorce ou des esches à bonne distance.
Enfin, cette technique est bonne lorsque les poissons sont méfiants, car elle permet de laisser traîner le montage sur le fond tout en conservant une bonne sensibilité du flotteur. Bref, il n'y a que des avantages !

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Spinnerbait : le leurre tout-terrain

Le Spinnerbait a une caractéristique particulière : il se faufile partout, même dans les zones encombrées. Idéal pour dénicher brochets et sandres là où ils se cachent.

Le Spinnerbait est un drôle de leurre. On le classe parmi les leurres "incitatifs", car il ne ressemble à rien qui existe dans nos eaux (à comparer aux leurres "imitatifs" qui tentent de ressembler à un poisson). Ainsi, ce sont les vibrations qu'il produit qui excitent la curiosité du brochet, jusqu'à l'énerver au dernier degré.
En gros, le Spinnerbait est constitué d'une armature en forme de "V", une tête plombée, quelques breloques (ou "frills" en anglais) en matière synthétique pour donner du volume et de la couleur, et une ou plusieurs palettes tournantes. Différents points d'accroche permettent aussi d'ajouter des palettes, voire même un petit leurre souple (LS) ! Bref, c'est une chose, un truc qui ne ressemble à rien.
Quand il se déplace dans l'eau, l'hameçon se trouve en bas, les palettes en haut. Le "V" de l'armature offre un effet ressort et, dès lors que le leurre rencontre un obstacle, il se tend et permet au Spinnerbait de glisser littéralement sur ou à travers l'obstacle. Ne pas hésiter, donc, à les utiliser là où une cuiller risque de rester accrochée à cause de l'encombrement du fond.

De nombreuses animations possibles
L'animation du Spinnerbait va dépendre de l'encombrement du poste prospecté. Le "lancer-ramener" en ligne droite convient parfaitement, mais lorsque les herbiers sont épais, ne pas hésiter à infliger des petites tirettes à l'aide du scion de la canne. En rivière, c'est le leurre idéal, car on peut profiter du courant pour l'animer, notamment sur les bordures.
Enfin, choisissez votre Spinnerbait en fonction des postes pêchés. Lourd (jusqu'à 40 g) pour les rivières profondes ou si les brochets se tiennent au fond ; léger (entre 8 et 20 g) pour pêcher entre deux eaux ou dans une petite rivière comme l'Yvette.

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Pêche mouche : Choisir une soie

Autrefois, les soies pour la pêche à la mouche étaient de vraies soies naturelles. Quelques puristes ou simples nostalgiques s'en servent encore avec succès. Mais en ces temps modernes, le synthétique a pris le dessus, ce qui a permis une évolution de la technologie. Simple, une soie ? Pas tant que ça…

La soie est une des composantes essentielles d’une ligne pour la pêche à la mouche. C’est elle qui va permettre de propulser la mouche dans l’air pour atteindre le poisson. N’oublions pas, en effet, qu’une mouche artificielle ne pèse guère plus que le poids d’un hameçon et qu’il faut projeter ce minuscule objet à plusieurs mètres de distance. C’est la soie qui effectue ce travail.

profils soies
L'Association of Fishing Tackle Manufacturers of America (AFTMA), une association américaine réunissant les professionnels du secteur du matériel de pêche à la mouche, a standardisé la classification des soies selon trois critères : son profil, son poids et sa densité. Ainsi, dans le commerce, les différentes soies sont référencées par une série de lettres et de chiffres qui indiquent ces trois critères. Par exemple : DT5FDT est le profil, 5 le poids et F la densité. Voyons cela en détail…

 

Le profil : c’est la forme de la soie

Une soie n’est pas juste une longueur rectiligne de matériau. Elle peut prendre plusieurs formes avec des extrémités plus ou moins fuselées.

• Double taper (DT) ou "Double fuseau"
Le profil DT correspond à une soie dont la longueur est de 30 yards (1 yard = 0,9144 m), soit environ 27,43 m. Elle est caractérisée par ses deux extrémités fuselées (ou "éffilées") et son ventre plus épais. Les spécialistes disent que c’est la soie la plus facile à lancer et permet d’atteindre des distances courtes à moyennes. Comme ses deux extrémités sont fuselées, elle peut être utilisée dans les deux sens.

soie DT

 

 

 

 

 



• Weight forward (WF) ou "Fuseau décalé"
Le profil WF correspond là encore à une soie de longueur standard de 30 yards. Le ventre, c’est-à-dire la partie la plus épaisse, est décalée vers l’avant et mesure une dizaine de mètres. Ce poids situé vers l’avant permet des lancers plus puissants et lointains, avec un inconvénient toutefois : la brutalité du posé. Pour pallier à ce défaut et ainsi éviter la fuite des poissons, certains fabricants optent pour un ventre plus long, les WFL, qui offre un peu plus de douceur au moment où la soie atteint la surface de l’eau.

soie WF

• Triangle taper (TT) ou "Fuseau triangle"
Toujours de longueur standard, le profil TT ressemble au profil WF. Mais cette fois, le ventre est plus long et est profilé graduellement, en triangle, ce qui offre les avantages d’une WF tout en bénéficiant de la douceur du posé d’une DT. C’est une soie qui nécessite un peu d’entraînement afin de l’utiliser de façon optimale.

• Shooting head (SH)
Plus courtes (10 m environ) que les soies standards, les SH (aussi dénommées ST, comme "shooting taper") doivent être associées à une ligne spéciale que l’on appelle "Shooting line" ou encore "Running line". C’est la soie idéale pour des lancers très lointains pouvant atteindre plusieurs dizaines de mètres. Peu répandues, elles sont déconseillées aux débutants et nécessitent une certaine maîtrise.

• Level line (L) ou "Soie parallèle"
C’est une soie à simple fuseau (son épaisseur est identique sur toute sa longueur). C’est souvent le cas des soies naturelles.

Le poids : le bon équilibre

Le poids de la soie sera choisi en fonction de la canne et du moulinet. Une canne #5 est destinée à propulser des soies #5. Si la canne propose deux chiffres, il est admis que le chiffre plus petit correspond à une soie DT et le plus élevé à une soie WF. Le poids d’une soie est exprimé en "grains". Pour situer cette unité dans le monde réel, 100 grains correspondent à environ 6,5 grammes. Mais on ne prend en compte que les 30 premiers pieds (1 pied = 0,3048 m), soit environ 9,14 m de la soie. On ne compte pas non plus la pointe.
Le petit tableau ci-dessous permet d’avoir une idée du poids.

Soie #1 : 60 grains (3,9 g)
Soie #2 : 80 grains (5,2 g)
Soie #3 : 100 grains (6,5 g)
Soie #4 : 120 grains (7,8 g)
Soie #5 : 140 grains (9,1 g)
Soie #6 : 160 grains (10,4 g)
Soie #7 : 185 grains (12,0 g)
Soie #8 : 210 grains (13,6 g)
Soie #9 : 240 grains (15,6 g)
Soie #10 : 280 grains (18,1 g)
Soie #11 : 330 grains (21,4 g)
Soie #12 : 380 grains (24,6 g)

Les soies légères sont utilisées dans des petits cours d’eau pour des poissons de petite taille. Les soies les plus lourdes sont plutôt destinées à la pêche en mer. Les poids les plus courants pour la pêche en eau douce se situent en #4 et #7, mais ce n’est qu’un ordre d’idée. Une soie #5 est idéale pour un débutant et plutôt passe-partout.

La densité : flottante ou plongeante ?

Poids et densité sont deux choses distinctes. On peut avoir une soie lourde, une #12 par exemple, qui peut parfaitement flotter à la surface de l’eau. Tout comme on peut avoir une soie légère, une #4 par exemple, qui peut être plongeante.

types soies

• La soie flottante (F) ou "Floating"
C’est l’une des soies les plus courantes. Elle flotte à la surface de l’eau. On l’utilise pour la pêche à la mouche sèche émergente ou en nymphe légère.

• La soie neutre (N) ou "Neutral"
Peu utilisée de nos jours, la soie neutre permet de pêcheur juste en-dessous de la surface de l’eau.

• La soie intermédiaire (I) ou "Intermediate"
C’est une soie qui coule très lentement et permet de pêcher jusqu’à 1 mètre de profondeur. La vitesse de plongée est indiquée dans les catalogues des fabricants.

• La soie à pointe plongeante (ST) ou "Sinking taper"
C’est une soie flottante dont les derniers 3 mètres environ plongent. Cela permet de pêcher en profondeur à la nymphe, tout en gardant un œil sur la partie flottante qui sert d'indicateur de touches.

• La soie plongeante (S) ou "Sinking"
Pour pêcher dans les profondeurs, jusqu’à 3 mètres environ. La rapidité de la plongée (exprimée en cm/seconde) est généralement indiquée sur les emballages : S1 pour plongée lente ; S5 pour plongée très rapide (avec tous les chiffres intermédiaires).

Maintenant que nous avons vu les trois paramètres permettant de désigner une soie, voici quelques exemples concrets :
WF5F : C’est une soie à fuseau décalé vers l’avant, de poids #5 et flottante.
DT4S : C’est une soie à double fuseau, de poids #4 et plongeante.
TT8F : C’est une soie à fuseau triangulaire, de poids #8 et flottante.

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Fabriquer ses bouillettes

Les bouillettes ont été popularisées avec la pêche moderne de la carpe, mais désormais, il n'y a pas que ces poissons que l'on pêche avec ces appâts.

Il existe dans le commerce pléthore de variétés de bouillettes. Sans compter les tailles qui s'adaptent désormais aux espèces de poissons recherchées.
Si, dans le circuit commercial on trouve des bouillettes de très bonne qualité, rien ne vous empêche de les cuisiner vous-même, ne serait-ce que pour proposer vos propres recettes aux poissons et surtout, limiter la casse au niveau de votre portefeuille.

En cuisine !
La base de la pâte à bouillettes est constitué d'œufs. Avec 6 œufs, on peut déjà fabriquer une petite centaine de bouillettes de 10 à 20 mm de diamètre.

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Battre les œufs comme si vous faisiez une omelette (Photo 1).
Ajoutez votre mix. Il existe des mix tout prêts chez les marchands d'articles de pêche, ou des arômes, des produits vitaminés, boosters, etc. Vous pouvez aussi faire votre propre mix à base de fruits, de maïs, de crusatcés ; soyez créatifs et n'oubliez pas de demander l'autorisation à Madame avant d'utiliser le mixer, surtout si vous avez prévu des insectes ou des vers dans votre composition !

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Bien mélanger tous les ingédients et les incorporer aux œufs (Photo 2).

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On peut rendre les bouillettes plus attractives en utilisant des colorants alimentaires (Photo 3).
Le but est d'obtenir une pâte bien ferme afin que vous puissiez la rouler au diamètre souhaité. Si la pâte est trop molle, utilisez de la farine pour l'épaissir.

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Réalisez des boudins au diamètre souhaité et découpez-les avec un couteau (Photo 4). Dans toutes les "bonnes pharmacies", vous trouverez des tables à bouillettes et divers accessoires pour vous aider si vous fabriquez beaucoup de bouillettes.

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Puis, roulez vos bouillettes (Photo 5).
Pour durcir les bouillettes, il faut les passer dans l'eau bouillante (d'où leur nom). La durée de cuisson varie selon les ingrédients, mais on peut l'estimer entre 2 et 5 minutes. Une astuce : lorsque les bouillettes montent à la surface de l'eau, c'est que le temps de cuisson est presque achevé.

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Utilisez un couteau pointu pour piquer les bouillettes et constater leur dureté (Photo 6).

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Egouttez les bouillettes et laissez-les refroidir (Photo 7).
Enfin, vous pouvez les utiliser en l'état, ou encore les mettre au congélateur pour une utilisation ultérieure.

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Savoir manipuler un poisson

Quand on pratique le "no-kill", ou "catch-and-release", pratique qui consiste à remettre les poissons attrapés dans leur milieu naturel, il est important de savoir manipuler nos prises afin qu'elles retournent à l'eau dans les meilleures conditions possibles. Il est de coûtume de photographier ses belles prises avant leur remise à l'eau. Mais cette pratique, si elle est mal maîtisée, peut conduire à la mort du poisson peu après avoir été libéré. Sans parler des pêches de "kermesse" où les truites, déjà stressées par leur changement de milieu, sont souvent manipulées de la pire des manières, même si on sait qu'elles sont là pour être consommées. Ou pas.

anatomie 3

Le dessin ci-dessus montre les principaux organes d'un poisson. Notez l'emplacement du cœur (entouré en rouge) situé entre les branchies et le foie, juste au-dessus des nageoires pectorales.
Ces trois organes (cœur, branchies et foie) sont très fragiles. Un poisson soumis à une forte pression à cet endroit pourra parfaitement s'en aller une fois libéré, mais mourra inéluctablement peu après.
L'objectif consiste donc à éviter toute forme de stress supplémentaire que le poisson a déjà subi en ayant été capturé. En s'y prenant mal pour manipuler l'animal, en appuyant fortement aux endroits sensibles, les chances de survie s'amenuisent exponentiellement.

Si c'est bon pour la photo, ça ne l'est pas forcément pour le poisson
Il suffit de parcourir la Toile ou de feuilleter les magazines de pêche pour constater que de nombreuses photos révèlent une prise en main inadaptée. Certes, on essaye d'exhiber le poisson pour que le lecteur sache bien de quelle espèce il s'agit, en essayant de mettre en valeur certains détails, mais cela conduit souvent à une manipulation hasardeuse avec tous les risques que cela comporte. Si c'est bon pour la photo, ce n'est pas forcément bon pour le poisson !
Lorsque la queue du poisson n'est pas fermement maintenue, le pêcheur a tendance à tenir le poisson au niveau des organes sensibles pour qu'il reste stable pour la prise de vue. Or, lorsque le poisson vient à se débattre avec une folle envie d'échapper des mains du pêcheur, ce dernier, par pur réflexe, aura tendance à le serrer encore plus fort.

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Une main de fer dans un gant de velours
La meilleure façon de tenir un poisson dépend de son anatomie, d'où cette nécessaire curiosité du pêcheur qui ne doit pas se contenter de tremper du fil dans l'eau, mais aussi et surtout de consulter quelques ouvrages sérieux qui décrivent l'anatomie de chaque espèce.
En général, la meilleure façon de tenir un poisson est au niveau de la tête, celle-ci étant posée dans la main avec les doigts de chaque côté pour le canaliser. Et pour stabiliser son corps, l'autre main doit tenir sa queue juste avant la nageoire caudale, d'une main douce mais ferme. Les cavaliers le savent bien : "une main de fer dans un gant de velours".
En présence d'un poisson récalcitrant, mieux vaut le relâcher immédiatement, mais si c'est votre plus belle prise. On peut aussi tenter de le calmer en lui masquant délicatement les deux yeux avec la main.

Quelques règles

• Réduisez les temps de combat au minimum. On sait que cela fait partie des plaisirs de la pêche, mais un long combat épuise le poisson et ajoute au stress engendré par la capture. Dès lors que vous pratiquez le "no-kill", utilisez un équipement adapté pour réduire le temps de combat, par exemple avec une ligne un peu plus forte, même si vous êtes un adepte de pêches fines.

• Plus le poisson reste hors de l'eau, moins il a de chances de survie une fois remis à l'eau. Contrairement à une idée reçue, le poisson ne meurt pas par manque d'oxygène mais par intoxication au dioxyde de carbone présent dans l'air. Dans la mesure du possible, retirez l'hameçon quand le poisson est dans l'eau. Sinon, utilisez une épuisette à mailles larges. N'oubliez pas, dans ce cas, que c'est le poisson qui vient vers l'épuisette et non le contraire, car vous risqueriez de l'effrayer et d'ajouter au stress.

• Les tapis de réception ne sont pas réservés aux seuls carpistes : tous les poissons à partir d'une certaine taille doivent y avoir droit. Attention à ne pas laisser votre tapis au soleil et mouillez-le. Pour retirer l'hameçon sur le tapis, vous pouvez utiliser une serviette mouillée pour recouvrir la tête du poisson pour le calmer. Ne posez pas le poisson à même le sol : il pourrait retourner à l'eau en emportant avec lui des parasites ou des bactéries. Ne soulevez jamais un poisson par le ventre pour le déplacer.

• Otez l'hameçon de la bouche du poisson le plus rapidement possible. Pour les petits poissons, un dégorgeoir est suffisant, mais pour les individus plus gros, une pince peut s'avérer nécessaire. Si le poisson a avalé l'hameçon, ne tentez pas de le retirer au risque de blesser le poisson davantage. Coupez le fil au plus près de l'hameçon et laissez-le là où il est. La plupart du temps, le poisson développera un abcès qui expulsera l'hameçon une fois mûr. Si l'hameçon est passé au travers des branchies, coupez le fil pour récupérer l'hameçon par l'extérieur. Enfin, les hameçons sans ardillon sont préférables. Plus faciles à retirer, ils blessent moins.

• Retournez le poisson à l'eau en douceur. Autrement dit, on ne le jette pas à l'eau. Il finirait par se retrouver le ventre à l'air. Pour les gros specimens, un sac de conservation permet de libérer le poisson sans le tenir. Une fois réoxygéné, il partira de son plein gré. Autrement, posez le poisson dans l'eau tout en le tenant par la queue. Faites un léger mouvement de va-et-vient pour l'oxygéner et pour qu'il retrouve ses sens, puis laissez-le partir lorsqu'il vous le fera sentir.

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Désinfecter son matériel : une habitude à prendre

Avec la démocratisation des cartes de pêche interfédérales, les pêcheurs n'hésitent pas à voyager pour pratiquer leur sport, toujours à l'affût de coins de pêche prolifiques. Plus le pêcheur visite différents plans d'eau et rivières, plus le risque de propagation de maladies à travers la contamination du matériel de pêche est accru.
Grâce au tissu associatif et aux actions des fédérations départementales, les étangs, lacs et autres rivières sont en règle générale en bonne santé. Il en est de même dans le privé où les poissons sont souvent sélectionnés et choyés. Il serait dommage qu'un pêcheur venu d'une autre région vienne contaminer ces lieux avec un matériel infecté…
La prévention des maladies, qu’elles soient d’origine bactérienne ou virale, repose essentiellement sur des bonnes conditions de vie.
Ainsi, quelques règles simples doivent être respectées et le nettoyage de votre matériel après une partie de pêche devrait être un réflexe conditionné. Il est quand même plus agréable de mettre au sec un poisson en bonne santé que de sortir de l'eau un animal atteint de parasites ou de pathologies d'ordre viral, n'est-ce pas ?

Quels équipements désinfecter ?
Le minimum que l'on puisse faire après une session au bord de l'eau est de rincer abondamment à l'eau claire tous les matériels qui ont été en contact avec l'eau et les poissons, même si vous pêchez toujours au même endroit. Si vous changez fréquemment d'endroit, la désinfection s'impose avant de visiter un autre plan d'eau. En particulier, les bourriches, épuisettes, tapis de réception et sacs de conservation sont susceptibles de transmettre des maladies.
Le plus souvent en matière synthétique de nos jours, ces matériels sont faciles à nettoyer.

Comment désinfecter ?
Certaines pêcheries privées exigent que les épuisettes et bourriches soient désinfectées en arrivant sur les lieux. Un bain de solution désinfectante est alors mis à disposition des visiteurs. Selon les produits, un bain de plus ou moins vingt minutes est suffisant.
Chez soi, on peut utiliser des produits disponibles dans le commerce (malheureusement pas assez présents dans les magasins de pêche) ou utiliser une solution à base d'eau de javel. Attention à bien diluer celle-ci, autrement vous risquez de décolorer certaines matières ou d'affaiblir les coutures.
On peut mettre les équipements en immersion dans une grande bassine ou une poubelle de jardin. Si vous n'avez pas cette possibilité, on peut asperger le matériel avec un spray. Dans les deux cas, une fois le nettoyage terminé, pensez à rincer à l'eau claire et à laisser sécher à fond. Bien sûr, on prendra soin d'enlever toutes les impuretés organiques avant de procéder à la désinfection.
Dans le pire des cas, si vous ne pouvez désinfecter votre matériel à fond, laissez-le sécher dehors à une température d'au moins 20°C pendant 48 heures.

En voyage à l'étranger
Il y a des pays où la réglementation est très stricte en matière de désinfection. En Norvège, par exemple, il existe des stations de désinfection qui délivrent après coup un certificat de conformité qui doit être présenté en cas de contrôle. Une mesure qui a été mise en place après que le pays a perdu d'innombrables saumons à cause de l'introduction d'un parasite, Gyrodactylus salaris, qui touche les nageoires et la peau des saumons et truites de mer.
Un peu plus loin, en Islande, il est aussi obligatoire de désinfecter son matériel avant de pêcher. Et il faut montrer patte-blanche en se munissant d'un certificat délivré par une autorité vétérinaire compétente. Il est d'ailleurs possible de désinfecter son matériel en arrivant à l'aéroport de Keflavik, un service payant qu'il faut demander en passant la douane.
Autre exemple, outre-Manche, on apprécie peu "l'importation" de maladies et des mesures de protection sont prises aux frontières de l'île britannique.

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Choisir une station de pêche

Pour la pêche au coup, rien ne vaut une station pour s'asseoir confortablement, mais aussi pour stocker et transporter le petit matériel et tout avoir à portée de main au cours de la session de pêche.

Des stations, il en existe des dizaines de modèles. Des plus simples au plus sophistiquées, le choix est vaste… tout comme les tarifs ! Si on trouve des stations à partir d'une centaine d'euros, les prix peuvent grimper très vite selon les marques et le degré de sophistication de l'engin, jusqu'à plusieurs milliers d'euros pour des stations haut de gamme destinées à la pêche en compétition. Sans oublier que de nombreux accessoires viennnent compléter la station en fonction des besoins du pêcheur, alourdissant davantage la facture. Dans les modèles "premier prix", sachez que de nombreuses stations sont fabriquées en Chine et reposent sur un modèle unique indépendant de la marque qui les commercialise. Ainsi, une même station trouvée dans différentes grandes surfaces spécialisées aura exactement les mêmes caractéristiques qu'une autre vendue ailleurs, sauf peut être la couleur des coutures, le logo... et le prix !

Station Sensas FT3000 avec siège pivotant.
Station Sensas FT3000 avec siège pivotant.

 

Principales caractéristiques d'une station de pêche
Pour s'installer sur une berge pentue mais uniforme, une station à quatre pieds réglables fera l'affaire. Les pieds, télescopiques, assurent une bonne stabilité et une assise confortable.
Sur une berge accidentée ou si vous devez vous installer dans l'eau, une station équipée d'un ponton sera nécessaire. Le ponton est un marche-pied qui vient dans le prolongement de la station, offrant deux pieds supplémentaires et davantage de stabilité. Les pieds supplémentaires sont autant de supports que l'on mettra à profit pour fixer des accessoiress, comme une barre repose-canne (ou "barre d'amorçage") ou un filet à déboîter, par exemple.
Les stations sont équipées d'un certain nombre de casiers avec des tiroirs pour ranger le petit matériel. Pour la pêche au coup, des casiers de faible hauteur suffisent pour ranger des paquets d'hameçons, des plombs ou des lignes montées. Pour la pêche au feeder, en revanche, il faudra prévoir des casiers de hauteur plus importante afin de pouvoir stocker les amorçoirs sans les abîmer.
Les casiers étant le plus souvent amovibles, on peut en avoir plusieurs et n'emporter au bord de l'eau que ceux dont on a besoin, par exemple en rangeant dans chaque casier le matériel nécessaire pour différentes techniques de pêche (coup, feeder, carpe, etc.).
Le siège, lui, doit être confortable, suffisamment en tout cas pour vous permettre de pêcher durant plusieurs heures sans attraper mal aux fesses ! Du siège simple qui permet de bouger dans toutes les directions sans être gêné par un accessoire encombrant, au siège rotatif, en passant par les modèles à dossier, vous avez l'embarras du choix.
Enfin, lorsque le spot de pêche se trouve loin du parking, pensez à opter pour une station pouvant acceuillir des roues dont vous ne regretterez pas l'achat si vous devez transporter plusieurs dizaines de kilos de matériel sur de longues distances.

 

Station complète RIVE ST8.Station complète RIVE ST8.

Côté accessoires
Les stations étant principalement destinées à la pêche au coup, les accessoires disponibles dans le commerce sont la plupart du temps adaptés à cette technique particulière.
On peut citer, notamment, les supports de bourriche, les supports de parapluie, les tablettes, les filets à déboîter, les supports de boîtes à esches et autres porte-gobelets, pour ne citer que les accessoires les plus courants.
Notez que la plupart des marques proposent des supports standards (diamètre, filetage), ce qui signifie que les accessoires de différentes marques sont habituellement compatibles entre eux. Vérifiez toutefois avant de faire vos emplettes, car certains fabricants aiment bien faire bande à part, histoire d'être sûr que le client reste fidèle à la marque !

Nos conseils
Il est inutile d'investir dans une station de compétition si vous ne pêchez que deux ou trois fois par an. Optez, dans ce cas, pour un modèle peu onéreux et qui vous apportera satisfaction malgré tout. En revanche, si vous êtes au bord de l'eau chaque week-end, n'hésitez pas à investir. La qualité des coutures du siège, la bonne glisse des tiroirs, ou la solidité des pieds et des fixations feront que votre station durera dans le temps.
Si vous avez un budget serré mais que vous aimeriez quand même posséder une station haut de gamme, rapprochez-vous des compétiteurs qui changent souvent de matériel au profit d'équipements neufs et dernier cri pour la saison de concours à venir. Il y a souvent de bonnes occasions à saisir auprès de cette corporation.
Enfin, pensez au poids : une station "de base" se transporte facilement, mais une station de compétition peut dépasser les 25/30 kg, sans compter le poids de ce que vous allez ranger dedans !

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Cette année, je vais à la pêche !

Le guide pour bien démarrer

Cette année, c'est décidé, vous vous mettez à la pêche ou vous avez un enfant qui veut s'y mettre. Comment faire ?

La pêche est un loisir accessible à tous. Mais, comme dans toute activité de loisirs, il y a des règles à respecter, certaines démarches simples à effectuer et, surtout, savoir quelle pêche on veut pratiquer.

CDP 2015
1) Prendre une carte de pêche
La première chose à faire est de prendre une carte de pêche. Elle est obligatoire, au même titre qu'un permis de chasse ou un permis de conduire, quel que soit l'âge du pêcheur. C'est un document qui vous autorise à pêcher à condition de respecter le règlement en vigueur. Les cartes de pêche sont délivrées par les AAPPMA (Associations agréées de pêche et de protection du milieu aquatique). L'Entente de l'Yvette est une AAPPMA dont la zone d'influence recouvre 25 communes du nord de l'Essonne. Dès lors que vous prenez votre carte de pêche, vous devenez adhérent de l'association, avec un droit de vote aux assemblées générales et un fort encouragement à s'impliquer dans l'AAPPMA. Pour paraphraser un président bien connu : "Ne te demande pas ce que l'AAPPMA peut faire pour toi, demande-toi plutôt ce que tu peut faire pour l'AAPPMA !".
Outre votre cotisation à l'association, le prix de la carte de pêche finance aussi le reste du tissu associatif (fédérations départementale et nationale) et comprend une part qui va à l’Agence de l’eau.
Il existe différentes sortes de cartes de pêche afin que chacun y trouve son compte :
- La carte "interfédérale" qui permet de pêcher dans 91 départements réciprocitaires ;
- La carte "adulte" qui permet de pêcher dans le département et dans d'autres sous certaines conditions ;
- La carte "personne mineure" (de 12 à 18 ans) ;
- La carte "découverte -12 ans" ;
- La carte "découverte femme".
Il existe aussi, pour les pêcheurs occasionnels, une carte hebdomadaire (idéale pour les vacances) et une carte journalière pour les parties de pêche improvisées à la dernière minute avec un ami ou un membre de la famille.
cartedepeche fr
Où trouver la carte de pêche ? Au travers de notre réseau de distributeurs ou encore sur www.cartedepeche.fr, tout simplement. Il n'y a pas d'examen à passer comme dans certains pays ; il suffit d'acheter sa carte pour avoir le droit de pêcher.

2) Consulter la réglementation
Dans le département de l'Essonne, il existe une réglementation générale qui est complétée par un avis annuel et, éventuellement, par des arrêtés préfectoraux spécifiques. En outre, les AAPPMA sont libres de renforcer ces textes à leur guise, par exemple pour fixer la taille minimale de capture d'une espèce de poisson ou pour interdire certaines techniques de pêche. D'autres documents, comme les formulaires de déclaration de captures peuvent aussi être rendus obligatoires. C'est le cas pour l'anguille, par exemple.

3) Se documenter
Livres et magazines ne manquent pas dans les librairies, les bibliothèques et les kiosques. Vous avez tout intérêt à vous plonger dedans pour découvrir le monde de la pêche en eau douce. De plus, les pêcheurs eux-mêmes peuvent être du meilleur conseil. L'AAPPMA et ses garde-pêche se tiennent aussi à votre entière disposition. Enfin, être pêcheur ce n'est pas seulement prendre sa carte et tremper du nylon dans l'eau : c'est aussi être observateur, amoureux de la nature et un tantinet écolo (mais pas forcément au sens politique du terme !).

4) Choisir sa technique de pêche…
Pour se faire la main, rien ne vaut la pêche au coup. On a tous en tête les souvenirs d'un grand-père pêcheur avec sa canne télescopique et son fauteuil pliant. C'est par-là qu'il faut commencer, ne serait-ce que pour se faire la main, se familiariser avec la vie aquatique, le comportement des poissons et faire ses premières prises.
Après, c'est une question de goût. On peut s'orienter vers une technique particulière, ou cibler une espèce. Mais on peut aussi adapter ses techniques favorites aux endroits où l'on pêche et pratiquer toutes sortes de pêches pour varier les plaisirs. A chacun ses goûts, à chacun sa pêche !

5) …et s'équiper en conséquence
Il faut s'équiper en fonction de la technique de pêche choisie. Pour débuter à la pêche au coup, avec moins de 50€ on peut s'équiper très convenablement. Mais si vous mordez à l'hameçon (sans jeux de mots), vous vous apercevrez que la facture peut grimper très vite. La passion n'a pas de prix, dit-on. Alors, documentez-vous et déterminez vos besoins en fonction de ce que vous voulez faire et du budget que vous pouvez y consacrer. Sachant toutefois que ce n'est pas parce que vous avez dix-mille euros de matériel installé au bord de l'eau que vous mettrez au sec plus de poissons que votre voisin qui n'a qu'une simple canne et de quoi s'asseoir… Jusqu'à un certain point, ce n'est pas votre matériel qui va faire la différence, mais bien votre expérience !

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"Cuiller" ou "cuillère" ?

Les cuillers (ou "cuillères") sont un peu passées de mode, du moins en ce qui concerne les modèles tournants. Brochets, perches et truites y sont pourtant sensibles. Les modèles ondulants connaissent un certain succès, en eau douce comme en mer.

Dit-on "cuiller" ou "cuillère" ?—Les cuillers tournantes sont composées d'un axe métallique doté d'une palette qui tourne autour de cet axe lorsque le leurre est mis en mouvement. Les "ondulantes" sont composées d'une lame de métal forgé de forme sinusoïdale et, comme leur nom l'indique, elles ondulent lorsqu'on les ramène vers soi.
Pour la petite histoire, le mot "cuiller" est la dénomination la plus couramment utilisée, mais on dit que le mot viendrait d'outre-Manche, lorsqu'un Lord britannique pêchant en barque buvait son thé et a laissé tomber sa cuillère dans l'eau. Remarquant que sa cuillère tombant au fond de l'eau ondulait comme un petit poisson, il décida d'en faire un leurre.
L'origine de la cuiller remonterait donc au XVIIe siècle. Le leurre aurait ensuite été oublié jusqu'à l'entre-deux guerres, où les américains en produisirent en quantité, d'où une histoire similaire, lorsqu'un pêcheur vit sa cuillère tombée à l'eau se faire mordre par un poisson. Le mystère demeure…
Quoi qu'il en soit, en anglais, on parle bien de "spoon" (cuillère). On ne sait donc pas avec exactitude d'où vient le nom "cuiller", mais c'est en tout cas la dénomination la plus répandue chez nous, sûrement pour distinguer les cuillères ménagères des cuillers destinées à la pêche...
Pour sa part, le dictionnaire Larousse est formel, il s'agit bien d'une "cuiller" que l'on utilise pour la pêche :

Cuiller
Pêche 
Engin généralement métallique, comportant une palette montée sur une tige métallique de façon à tourner dans l'eau pour attirer les poissons carnassiers.

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