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La Truite Fario

Une petite truite sauvage prise en région parisienne.
Une petite truite sauvage prise en région parisienne. © Entente de l'Yvette

La truite fario (Salmo trutta) est un poisson de la famille des Salmonidés qui correspond à la truite commune européenne, ou truite sauvage, ou encore truite brune (chez les anglophones). L'espèce est polymorphe, c'est-à-dire que les poissons naissent en rivière et migrent vers la mer, mais il existe plusieurs formes morphes (Salmo trutta fario - sa forme de rivière, Salmo trutta lacustris - qui font leur croissance en lac). En France, sa pêche est réglementée (permis, dates et lieux de pêche, taille légale, etc.).

Description de la truite fario

D'une longueur allant de 25 à 100 cm chez l'adulte, elle possède un corps élancé, fusiforme parfaitement adapté à une nage rapide. La truite fario, comme tous les salmonidés, a la particularité de posséder une nageoire adipeuse (située entre la nageoire dorsale et caudale). Sa tête possède un museau pointu et une bouche possédant de petites dents.
Leur couleur est variable selon l'habitat. Elle peut aller d'une robe très sombre sous les roches ou les cours d'eau ombragés à une couleur plus claire pour les truites vivant dans des zones plus ensoleillées. Elle possède un dos sombre allant du brun au gris verdâtre, ses flancs de teinte dégradée possèdent des points noirs, verts, bleus et rouges. Certaines variétés ne possèdent pas de taches colorées.

Reproduction de la truite fario

La truite fario peut se reproduire à partir de deux ou trois ans. Elle se reproduit de novembre à janvier dans une eau entre 5 et 12°C. Dès que les truites ont rejoint leur zone de frayère, les femelles pondent 1 500 à 4 000 œufs par kilogramme de leur poids. Le mâle dépose sa semence et la femelle recouvre les œufs de gravier pour les protéger. Les truites quittent alors rapidement la frayère.
La durée d'incubation peut varier en fonction de la température. Elle est environ de 400 degrés-jours, soit environ 40 jours dans une eau à 10°C ou 80 jours dans une eau à 5°C. A la naissance, l'alevin reste sous les graviers pour se protéger. Il se nourrit de ses réserves vitellines pendant 4 à 6 semaines, puis sort des graviers et tente se nourrir seul. Ses chances de survie sont assez faibles puisque environ 800 ovocytes donneront un couple géniteur. Les raisons sont le cannibalisme que les truites pratiquent quand elles n'ont pas suffisamment de nourriture, en mangeant les œufs et les alevins, mais aussi le manque de nourriture des alevins une fois éclos. Leur population est donc en régression.
Il existe plusieurs souches génétiques bien différentes, dont la souche atlantique et la souche méditerranéenne. La souche atlantique est géographiquement répartie de l'Europe du nord à la côte ouest de la France (y compris les affluents de la Seine, de la Loire...), et est généralement de couleur jaunâtre avec de nombreux points colorés. La souche méditerranéenne se répartit sur le pourtour du bassin méditerranéen (y compris tous les affluents du Rhône, de la Saône...) et est généralement beaucoup plus sombre et sans points colorés. On relève également une souche corse : Salmo trutta macrostigma.

Pêche de la truite fario

Très recherchée par les pêcheurs pour sa combativité, la truite fario peut atteindre un poids de 10 à 15 kg, et une longueur pouvant dépasser 1 m, mais les individus pêchés dans l'Yvette et ses affluents ne font guère la maille (23 cm minimum dans le département de l'Essonne en 2014). S'agissant d'une espèce présente en faible nombre sur notre parcours, il est impératif de remettre les poissons à l'eau après leur capture.
La truite est un carnassier qui répond volontairement à un vif (vairon...), une cuiller de petite taille ou un bouquet de lombrics. On la pêche également à la mouche avec un certain succès.

Menaces

Les menaces envers les populations sauvages de truites sont notamment :

• le braconnage... ;
• la pollution de l'eau vis à vis de la quelle des truites sont considérées comme très sensibles ;
• l'artificialisation des cours d'eau souvent associé à la destruction ou dégradation des zones de frayères et des habitats favorables aux salmonidés sauvages ;
• certaines maladies (parasitoses, bactérioses et viroses qui peuvent être favorisées par la pollution de l'eau et la consanguinité, sources de dépression immunitaire) ;
• les obstacles artificiels à la migration des truites (grands barrages et seuils ou autres barrages infranchissables, rejets d'eaux chaudes et/ou très pauvres en oxygène ou de substances répulsives ou toxiques pour les truites) nuisent à leur circulation entre zones de croissance et zones de reproduction, et peuvent empêcher ou freiner la recolonisation naturelle de certains cours d'eau ;
• la pollution génétique, l'appauvrissement de la variabilité génétique, et certaines hybridations, suite à des échappés de piscicultures ou à des introductions de repeuplement. Cette modification du patrimoine génétique des souches locales est souvent induite par le déversement de poissons de souches de truite provenant de région très différentes. Dans certaines régions, des précautions sont prises, dont dans le lac d'Annecy depuis environ 30 ans, où l'AAPPMA du lac a une politique d'isolement du bassin versant ; aucun alevinage de poisson (truite lacustre et omble chevalier) non issu du lac n'est plus réalisé depuis cette date.

(Source : Wikipédia)

Dernière modification lelundi, 20 octobre 2014 13:04
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