Vous l'aurez certainement remarqué. Un engin flottant était visible ces dernières semaines. Un éffaroucheur imitant le bruit de l'orque, seul prédateur du cormoran, a été installé au Lac de Lozère. Seulement, nos amis cormorans, qui se délectent de nos rempoissonnements, sont des bêtes sédentaires et de ce fait insensibles aux cris de l'orque. Nous avons donc trouvé une parade.

Depuis mi-octobre, les grands oiseaux noirs se sont réinstallés en nombre au lac de Lozère.

L’année dernière, l'empoissonnement en gardons avait largement servi de casse croûte pour ces volatiles, désormais sédentaires. Pas question de laisser les choses en l’état cette année !

"Nous sommes en présence d'une menace immédiate. C'est triste que l'on ne fasse rien," a déclaré Alain Ranvier, président de l'AAPPMA.

Les grandes manœuvres d'hiver ont donc commencé !

Premier essai  : les éffaroucheurs

Un effaroucheur laser agréé et un autre, sonore, prêté par la fédération départementale de l'Essonne ont été utilisés. Aucun résultat sensible n'a été noté. Le cri de l'orque, en mode sous-marin, ne trouble pas les volatiles plus que cela, sédentaires qu'ils sont et qui n'ont donc jamais connu le milieu marin.

Place aux caches à poissons

Le seul système efficace : la présence du pêcheur énervé qui fait décoller les oiseaux illico. Là, c'est le pêcheur qui finit par s’épuiser ou geler sur place. Finalement nous avons bravé le froid et opté pour l’installation de caches à poissons en bordure. Grillage à marge large en façade, fagots ou branches sur le dessus.

Quatre structures ont été construites et seront renforcés prochainement par quelques branches placées à des endroits clés.

Au lac du Mail, c'est plus simple, les cormorans le fréquentent peu.

F.D.

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